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PRÉSENTATION DE L'ARTISTE 0 produit

PRÉSENTATION:

Ce jour-là, 9 septembre 1929, au 14 de l’avenue Arnaud Bernard à Toulouse, c’est le branle-bas de combat ! Pierre le baryton et Liette la pianiste ne vont pas tarder à pouvoir contempler ce qu’ils ont conçu neuf mois plus tôt à Saïgon. Cécile, la maman de Pierre est sage-femme, donc pas d’inquiétude de ce côté-là. Pierre et Liette se sont connus au Conservatoire de Toulouse : il prenait des cours de chant, elle accompagnait les chanteurs. Comme ce bébé tarde à se montrer, on doit appeler un médecin, qui pratique un accouchement aux fers. Mais les artistes, ça voyage : Pierre et Liette partent en tournée. Le petit Claude est donc confié aux bons soins de ses grands-parents, Cécile et Alexandre. Le grand-père est appariteur au Capitole. Dans le faubourg des Minimes, Claude est un bagarreur. Il le faut bien contre les gamins du quartier. Un bagarreur mais aussi un solitaire. En 1934, il a une petite sœur, Aline. Malheureusement, elle est confiée aux autres grands-parents. A l’école, il est révolté, les mathématiques l’ennuient. Mais il révèle rapidement des qualités littéraires. Lorsque Claude est un peu plus grand, il a le droit de suivre ses parents dans les coulisses. Il est impressionné par les personnages des opéras, et bien sûr par son papa qu’il voit souvent mourir sur scène. A la maison, ses grands-parents n’ont guère le temps de s’occuper de lui. Heureusement, il fait trois découvertes : la radio, la lecture et le cinéma. Il entend Maurice CHEVALIER, Edith PIAF – qui lui cause un choc – les chansons de Charles Trenet et de Vincent Scotto. Et sur Radio-Toulouse, on peut entendre les émissions de jazz d’Hugues Panassié : Bessie SMITH, Louis ARMSTRONG et sa trompette, les orchestres de Count BASIE, Duke ELLINGTON, Glenn MILLER. Ce qui lui plaît dans tout ça, c’est le swing. Alors, c’est décidé, il sera danseur. Mais pour papa, il n’en est pas question : le jazz, c’est la valse des ours, quant à la danse, c’est bien connu, tous des homosexuels. D’ailleurs, Claude fera des études. Les études ? Claude se fait renvoyer de plusieurs écoles, soit pour cause de bagarre, soit parce qu’il fait le mur. Mais au cours de ses « études », il découvre la lecture et devient un boulimique de VERLAINE, RIMBAUD et HUGO. Et alors qu’il est élève du collège de Cusset près de Vichy, il écrit ses premiers vers. Et quand le principal du collège les emmène au cinéma à Vichy, c’est une autre découverte. Il est apprenti journaliste. Comme le service militaire se rapproche, il devance l’appel et s’engage dans les transmissions. Libéré en 1951, il se retrouve à Nice chez son oncle. Il fait alors la connaissance d’un chef d’orchestre ami de son père, à qui il déclare : « J’en ai assez. Je monte à Paris ! » Et le musicien lui dit : « Puisque tu aimes les poètes, va voir de ma part AUDIBERTI. Je le connais bien ». Il fait un détour par Vichy pour voir son père. Celui-ci lui trouve un emploi à la Dépêche du midi. Il y reste un an. Mais Paris l’attire toujours. Il rencontre AUDIBERTI en 54 : celui-ci lui donne des conseils. A Paris, les parents Nougaro habitent Place des Ternes. Et Pierre chante parfois le soir au Lapin agile. Un soir, il dit au patron : « Je ne sais pas quoi faire de mon fils. Il écrit un peu de poésie. Tu ne voudrais pas l’écouter ? » Claude dit un poème, Pégase. Il est bien accueilli. Le jour, il est pigiste. Il fait la connaissance de Jean-Roger CAUSSIMON (pensionnaire du Lapin), de Jean CONSTANTIN, de Philippe CLAY et de Sylvie, l’hôtesse du Lapin, qui deviendra sa première femme. Ses premiers textes de chansons, en 54, il les verrait bien chantés par… Edith PIAF. Il les envoie donc à Marguerite MONNOT pour qu’elle les mette en musique. Ce qu’elle fait mais ils sont enregistrés par… son mari Paul PÉRI, qui n’a pas laissé un grand nom dans la chanson. La rencontre avec Jean CONSTANTIN produit deux chansons : Vise la poupée, qui sera enregistrée par Philippe CLAY, et ce chef d’œuvre de la chanson loufoque, Les pantoufles à papa. En 56, le rock and roll démarre en France : NOUGARO écrit le sien, Coupez-les moi au rasoir (musique de Jimmy WALTER) ainsi qu’un Soleil de minuit qu’il chante au Lapin. Et en 57, une Chanson du spoutnik. Mais celui qui va vraiment enregistrer NOUGARO, c’est Philippe CLAY alors au faîte de sa gloire : Joseph (57 – musique de Gaby WAGENHEIM), A perpète (57 – adaptation sur une musique de S.WAYNE et J.BROOKS), L’homme de l’équateur (59 – musique de Jacques DATIN), Y avait une ville (59 – Jimmy WALTER), La sentinelle (61 – Jimmy WALTER), Si je savais chanter (61 – DATIN), Les touristes (61 – Nino ROTA), et Gladys et Jésus, deux textes sans musique qu’il dira à l’Olympia. Il enregistrera encore Je suis sous en 64. Comme Philippe CLAY a eu la bonne idée d’inviter Marcel AMONT à rencontrer NOUGARO, AMONT va lui aussi enregistrer une longue liste d’œuvres nougaresques : Le balayeur du roy, Le barbier de Séville (écrite en collaboration avec AMONT), Le porte-plumes, Le monsieur qui volait, Le tango des jumeaux, Le jazz et la java. Il a aussi écrit sur un thème de jazz de Gerry MULLIGAN Le piano de mauvaise vie, enregistré par Jacqueline FRANCOIS. Michel LEGRAND a entendu parler de ce gars qui chante à Montmartre et il va le voir. Ils écrivent trois chansons ensemble. NOUGARO trouvant qu’il dispose d’un peu de « matériel », va passer les auditions organisées par CANETTI. A la quatrième fois, alors qu’il n’y croit plus, il est reçu par Claude DEJACQUES. Les chansons enregistrées donnent lieu d’emblée à un 33 tours 25 cm. Disque un peu hétéroclite avec Le piano de mauvaise vie, Y avait une ville, Les anges (musique de Henri SALVADOR), et une rumba ! Le disque ne marche pas et Claude est découragé. Heureusement, Marcel AMONT l’emmène en tournée. Et c’est Michel LEGRAND qui le pousse à recommencer. Le deuxième disque est le bon. Un deuxième 25 cm avec – outre Michel LEGRAND – la collaboration de jacques DATIN. Et ça donne : Une petite fille, Les Don Juan, Le jazz et la java, Le cinéma… Les journaux parlent de lui. Sa fille Cécile naît en 63. PIAF veut l’emmener en tournée. Mais, PIAF malade, la tournée ne se fera pas. Pour se consoler, il aura tout de même un premier Olympia en avril 63 dans un Musicorama. Mais le 10 juin, c’est le terrible accident dans la voiture conduite par son batteur. Les trois mois d’immobilisation sont mis à profit pour écrire de nouvelles chansons. Puis il part chanter au Québec et aux Etats-Unis. En 65, il apprend la mort d’AUDIBERTI. Il commence aussi à mettre des paroles sur des thèmes de jazz : A bout de souffle, Sing Sing song, Docteur, Armstrong, Les mains d’une femme dans la farine… Et en novembre, il chante à Bobino. La presse est unanime à reconnaître ses qualités. La carrière de NOUGARO est sur les rails. En 67, O Toulouse. En 68, Paris-mai et La pluie fait des claquettes. En 69, encore un Musicorama, avec trente chansons ! C’est un tel triomphe que Bruno COQUATRIX lui propose douze jours en avril. Il a quitté Sylvie mais a retrouvé la paix avec Odette et une deuxième fille lui naît : Fanny. Au printemps 71, une troisième fille, Théa et trois semaines à Bobino avec, outre ses musiciens de jazz habituels, le quatuor à cordes de Catherine LARA. En juillet 73, il est la vedette d’un « Grand échiquier » et, à la fin de l’année, il est la vedette du Théâtre de la Ville qui a inauguré la formule du concert à 18 heures 30. En 74 à l’Olympia, pour se renouveler, il a convoqué le Brésil avec Baden POWELL et l’Afrique avec Youla FODÉ et son tam-tam ivoirien. Chez Philips où il est sous contrat depuis 62, on lui fait comprendre qu’il faudrait qu’il vende plus de disques. Alors, il a envie de céder aux propositions d’Eddie BARCLAY. Mais il doit encore un disque à Philips. Il a l’idée de « Récréation », un disque qui contiendrait une chanson de tous ceux qu’il admire (BREL, BRASSENS, FERRÉ, TRENET, GAINSBOURG…) ; mais au lieu d’en faire une banale compilation, il fait précéder chaque chanson d’un authentique poème dont il est l’auteur. A partir de 1975, il enregistre chez Barclay : Femmes et famines avec la fameuse Ile de Ré. Il se sépare d’Odette et vit désormais avec Marcia, l’ex-amie de Baden-POWELL. Encore un Olympia en 1977, puis il est papa pour la quatrième fois. Cette fois, c’est un garçon, Pablo. A l’occasion du disque Tu verras en 1978, il reçoit le Prix de l’académie Charles Cros. Et on l’entend de nouveau à la radio. Ce qui lui vaut de chanter une nouvelle fois à l’Olympia en 79, et l’unanimité de la presse. Mais Eddie BARCLAY est en train de vendre sa maison de disques. Et le NOUGARO de 1980, Assez est donc enregistré chez Philips. Pendant cet enregistrement, NOUGARO se fâche avec son vieux complice, Maurice VANDER. Les nouveaux musiciens, Aldo ROMANO, Richard GALLIANO et Bernard ARCADIO enregistrent les « Chansons nettes ». Encore un Olympia (sans COQUATRIX, disparu en 79) et NOUGARO chante au New Morning avec une formation réduite. L’année 82 est l’année de tous les accidents : en mars, il tombe d’un arbre. En juin, il est à nouveau victime d’un accident de voiture. En 83, GALLIANO part mais VANDER revient et propose l’idée d’un trio. Les vingt-cinq concerts prévus avec cette petite formation deviendront plu de trois cents. Malgré ce succès, le disque Bleu, blanc, blues ne marche pas. NOUGARO est un homme de scène mais la vente des disques ne suit pas. Il ne sait plus que faire et appelle le producteur Mick LANARO. Celui-ci le persuade d’aller à New-York où il a un ami, Philippe SAISSE. Ce qui donnera les neuf morceaux de Nougayork. A défaut d’être son meilleur disque, c’est sa plus grosse vente. Alors, il repart en 88 pour les Etats-Unis avec, cette fois, Hélène, la masseuse qu’il a connue en 83 à La Réunion alors qu’il avait mal au dos. Mais le séjour est interrompu par la mort de Pierre NOUGARO. A la fin de l’année 88, il reçoit deux Victoires de la musique ainsi que le Grand prix de la Sacem. En 91, il est fait Chevalier de la légion d’honneur. Pour son nouveau disque, il est accompagné du seul piano de Maurice VANDER. Les deux complices donnent dix-huit concerts à l’Olympia, suivis d’une tournée de deux cent vingt galas. Le disque de 93, Chansongs, sans réaliser le très beau résultat de Nougayork, se vend tout de même à 200 000 exemplaires. Et pendant la tournée qui suit, il prend maintenant son temps. En 95, il commence à ressentir les premières douleurs d’un rétrécissement coronarien et il doit être opéré : il cesse de boire et de fumer. 97 : pour la sortie du disque L’enfant-phare, il chante au Casino de Paris puis dans toute la France. Mais quand vient l’hiver, il revient habiter Paris. Il choisit Le Lapin Agile pour y recevoir l’Ordre national du mérite puis reçoit le Grand prix de l’Académie Charles Cros. En 2000, il cherche un nouvel orchestrateur pour arranger ses prochaines chansons. On lui suggère Yvan CASSAR. Ce qui donne le disque remarquable Embarquement immédiat. Sa dernière apparition sur scène a lieu au Parc floral de Paris en juin 2003. Le 4 mars 2004, ses artères coronaires finissent par avoir raison de Claude NOUGARO. On est en droit de considérer qu’il a été l’égal des plus grands, à la hauteur du trio BREL-BRASSENS-FERRÉ.

© Jean-Paul CHEVALLEY (Droits réservés)
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