Categories

Newsletter

TREESE Jack 8 products

TREESE Jack

© Archives Catherine Tresse-Daquin PRÉSENTATION: Jack TREESE... est né le 11 septembre 1942 à Litchfield dans l'état du Minnesota. Il passe son enfance dans les environs de Montevideo, en plein cœur du Middle West, dans la ferme familiale où tout le monde est musicien amateur. Maman chante des chansons sentimentales des années 1920-1930 en s'accompagnant au piano, papa, qui s'occupe de machines agricoles, joue du violon, et la sœur de Jack joue du hautbois (elle deviendra plus tard hautboïste classique professionnelle). Très jeune et sans réelle conviction, Jack étudie le piano. En 1960, entre la guerre de Corée et la guerre du Vietnam, l'Oncle Sam appelle Jack sous les drapeaux. Un ou deux mois avant la fin de son service militaire, Jack doit partir pour le Vietnam mais c'est un de ces amis qui part à sa place. A l'Université de Saint-Cloud (Minnesota) où à peine un an plus tôt, Bob DYLAN, un autre enfant du pays terminait ses études, Jack, pour occuper ses temps de loisirs, apprend à jouer de la guitare avec un maître en la matière : Leo KOTTLE. Elève très doué et doté d'une excellente oreille musicale, Jack commence à se produire sur scène, poussé par ses camarades. Dès lors la guitare folk, pour le picking, et le 5-Strings banjo, pour la music old-time, deviennent ses instruments de prédilection. Ils lui permettent d'ailleurs de payer la fin de ses études universitaires.. Après le départ de son professeur de russe, Jack décide dans l'urgence de se mettre au français, afin d'obtenir un cursus et des notes suffisantes pour ne pas être envoyé d'office au Vietnam, comme il est monnaie courante en cette période où le président Lyndon JOHNSON envoi de plus en plus de jeunes recrues américaines au combat. Puis, Jack envisage un temps d'être professeur d'anglais, spécialité Shakespeare, mais finalement en 1966, il préfère quitter l'université pour la Californie pour tenter de vivre de sa musique. Jack fait des tas de petits boulots (serveur de bar, ambulancier aux côtés d'un copain qui écrit des poèmes…). Avec un ami il se produit dans les "Coffee-house" californiens, de Los Angeles à Santa Barbara, ainsi que dans les écoles et les universités... C'est à cette période que naissent les premières compositions de Jack qui apparaîtront quelques années plus tard dans son premier disque en France "Kumberland". En 1968, Jack décide de quitter les Etats-Unis pour la France pendant quelques mois. En fait, Jack y restera jusqu'à la fin de sa vie. Il se retrouve à Paris en mai 1968, sans un sou, sans contact, et maîtrisant mal notre langue. Pour survivre, Jack fait la manche avec sa guitare dans les rues de la capitale. C'est dans ces conditions difficiles qu'il rencontre un autre artiste de la rue, encore méconnu du public, Jean-Max BRUA. Jack propose à Jean-Max de l'accompagner à la guitare. De cette collaboration musicale naitront de très beaux disques comme "Dis-moi le feu" et une longue indéfectible amitié entre "L'Homme en Rouge" et le guitariste-songwriter américain. Le chanteur Luc ROMANN (l'album "3") sera lui aussi, à cette époque, un des premiers compagnons de route de Jack TREESE, sans oublier le compositeur et arrangeur Jean-François GAËL. A cette époque Jean-Max BRUA qui chante entre autres dans le cabaret "Chez Georges" arrive à convaincre le patron du lieu (qui est très chanson française) de programmer le chanteur et musicien américain qui présente enfin ses compositions aux côtés de ses collègues Jean VASCA, Jacques BERTIN, Luc ROMANN…. En 1971, l'artiste américain enregistre "Kumberland"un premier album confidentiel où apparaissent les compositions écrites en Californie. La même année, Jack accompagne à la guitare Mama Béa / Béatrice TEKIELSKI sur son premier album : "Je cherche un pays". Découvert par Pierre BAROUH qui dirige le label SARAVAH, celui-ci permet à Jack d'enregistrer, en pleine effervescence musicale de ce début des années 70 où se mêlent géniales improvisations et une impressionnante richesse et diversité musicale. Chez SARAVAH, il va accompagner à la guitare et au banjo: Jacques HIGELIN ("Crabouif ", 1971), David McNEIL, lui aussi à moitié américain de part ses parents et qui devient son ami ("Hollywood", 1972, "David McNeil" en 1974, "J'ai déjà fait mon arche" en 1976, "Les photos de Doisneau" en 1978), Jean-Roger CAUSSIMON, Brigitte FONTAINE "Je ne connais pas cet homme" en 1973)… En 1971, Jack quitte Paris, et s'installe dans une petite maison du Périgord avec Babeth, sa compagne. En Dordogne, Jack, véritable "Homme des bois", vit en harmonie parfaite avec la nature, à quelques kilomètres à peine de son voisin et ami Jean-Max BRUA . En 1972 paraît le second album de Jack TREESE "The John Leroy Album" qui contient déjà son célèbre instrumental: "Pixerécourt" ( Ecoute mp3 ), du nom de la rue où résida un temps Jack, à son arrivée à Paris. A l'occasion de la sortie de cet album, Jack rencontre le journaliste et auteur Jacques VASSAL, grand admirateur de l'artiste, et spécialiste incontournable en France du folksong. Là aussi naîtra une amitié sans faille qui conduira même ses deux passionnés de musique folk à monter quelques années plus tard une sorte de conférence-spectacle de 3-4 heures : "Histoire de la musique folk américaine" où les textes de présentations passionnants de Jacques VASSAL sont illustrés musicalement par la présence de son ami Jack et de sa guitare et de son banjo. Ce spectacle est présenté d'abord à Paris puis dans toute la France et en Belgique. En 1974 paraît le 3ème album de Jack: "Maitro The Truffle Man", véritable ode à la région du Périgord, où il réside alors. Un album qui commence par "Elie's Lament" ( Ecoute mp3 ), hommage à son fils qui est né en 1973. A cette époque, l'animateur de radio Claude VILLERS, consacrera une émission entière sur France Inter : "Marche ou rêve" au Périgord avec Jack comme guide musical. Sur Europe 1, l'animateur Pierre BONTE qui admire Jack, utilisera "Elie's Lament" comme indicatif de son émission "Le bonheur est dans le pré". Un autre grand et fidèle admirateur, José ARTUR, ne manquera jamais d'inviter ou d'évoquer Jack TREESE, dans ses émissions sur les ondes de France Inter. Les tournées étaient fréquentes, souvent 3 semaines par mois dans toute la France avec une nette prédilection des organisateurs installés dans l'Ouest et l'Est. Il était souvent l'invité de "La Caverne" à Périgueux (Dordogne) et au "Caveau des Trinitaires" à Metz. l'animatrice et amie des poètes, Eve GRILLIQUEZ, l'invitera également à son spectacle : "Heures musicales du Périgord". En 1978, lors de l'émission de télévision "De Bric et de Broc" sur la RTBF, le chanteur Julos BEAUCARNE, réalisateur de l'émission, invite Jack TREESE sur le plateau. A cette occasion, Jack rencontre Catherine, la secrétaire artistique de Julos qui deviendra quelques années plus tard l'épouse de Jack. De nombreux artistes majeurs de la Chanson d'auteurs, admirateurs de l'artiste américain, souhaiteront travailler avec Jack dès le milieu des années 70 et jusqu'au milieu des années 80 : Henri GOUGAUD ("La dérive" en 1976), le chanteur et et excellent guitariste Jean-Michel CARADEC ("Dans ma peau" en 1977, avec un hommage à son ami Jack: "Clin d'œil à Jack Treese", et en 1978 "Sous la mer d'Iroise" ), qui a toujours montré dans ses chansons sa fascination pour le folksong américain, , Michel VIVOUX dans "Le râteau de la Vénus" en 1978), Julos BEAUCARNE dans "Mon terroir c'est les galaxies" en 1978, et dans "Le vélo volant" en 1979), Jacques SERIZIER dans "Ca fait flou-flou dans ma tête" en 1983)… Sans oublier ses deux copains folksingers américains, Steve WARING et Roger MASON qui ont quitté comme lui les USA pour la France, en pleine folie de la guerre du Vietnam. Avec Steve, Jack enregistrera en 1976 un album instrumental a capella sur le thème de la voix en tant qu'instrument. 25 ans plus tard, cet album réédité depuis en cassette (par "Enfance et Musique") est d'une surprenante richesse et modernité musicale. En 1980 il participe musicalement à l'album: "La vie en vidéo" de Roger MASON. En 1980, Jean-Michel CARADEC produit le 4ème album de Jack : "Les fleurs du mal" avec la complicité musicale du contrebassiste Patrice CARATINI et du guitariste Laurent ANGRAND. Laurent a toujours été un grand admirateur de la musique de Jack. Devenus amis et complices, Laurent et Jack se sont produits sur les scènes de 1976 à 1985. En 1981, un autre guitariste admirateur, Michel LEGRIS, enregistrera un album comportant un instrumental hommage pour Jack : "La fête foraine". En 1983, Yves MONTAND enregistre tout un album de chansons de son répertoire adaptées magistralement en anglais par David McNEIL: "Yves Montand In English". Sous les bons conseils de David , Yves MONTAND choisira Jack comme musicien (guitare, banjo, cuiller) pour enregistrer à ses côtés plusieurs chansons de l'album dont "Hollywood" que Jack a été le premier à traduire et chanter en américain dès 1972. Malheureusement, à partir de 1984, la maladie ralentit l'activité du musicien. Il enregistre son 4ème et dernier album: "Love Can Make It Work" ou un nouveau morceau: "Litte One" sera dédié à son fils Carl. Jack participe amicalement aux albums de Alain LAUGENIE: "Et si on chantait Hugo" en 1984, de Jean MOIZIARD: "Approchez pour entendre" en 1985, également à celui de son ami Jacques YVART: "Citoyen du monde" en 1984 et puis en 1987 sur l'album "Autour de l'océan". Jacques YVART , le fidèle, qui comme un roc, restera jusqu'à la disparition de son ami, proche et au quotidien, de Catherine la femme de Jack et du petit Carl. La famille TREESE s'étant installée dès 1987 à Dunkerque, l'air iodé du Nord facilitant la respiration devenue si difficile des poumons malades du musicien-chanteur. Jack, entouré de ses fils qui lui ont apporté sérénité et amour jusqu'à son dernier souffle, nous a quitté le 18 novembre 1991. Jack était un artiste universel dont l'apport humain et musical reste indéniable pour de nombreux interprètes et musiciens de la Chanson qui ont émergé dans les années 70. De nombreux guitaristes débutants ont tenté de déchiffrer sa musique, explorant sa technique du picking. Travailleur infatigable, Jack se levait vers 3 ou 4H00 du matin afin de composer après avoir pris soin de coller des sourdines sur ses instruments pour ne pas réveiller sa femme Catherine et son fils Carl. Jack n'hésitait à jouer chaque jour, 7 à 8 heures sur sa guitare ou son banjo. Jack développa une technique très particulière au banjo, accidentellement causée par une coupure au doigt. Jack avait toujours à portée de main, des petits carnets couverts de notes qui lui permettaient de coucher sur le papier les paroles de ses futures chansons. Pour sa musique qu'il n'écrivait pas, Jack avait avec lui un petit magnéto de poche, ou alors, il se précipitait sur sa guitare ou son banjo, pour mémoriser la musique qui lui venait le plus souvent en même temps que les paroles. En parallèle à son travail de création musicale, Jack, très prolifique, aimait écrire des poèmes, (restés à ce jour inédits) qu'il consignait dans des livres-carnets. Tous ceux qui ont côtoyé Jack TREESE, gardent de lui, le souvenir d'un artiste d'une très grande sensibilité. L'osmose était telle que ses collaborations musicales se transformaient le plus souvent en amitié. Des musiciens peuvent en témoigner comme le contrebassiste Patrice CARATINI, le saxophoniste Jim CUOMO, le pianiste Siegfried KESSLER… qui savaient immédiatement et instinctivement, la façon de se mettre au service de la musique de Jack qui vivait intensément la musique à l'état pur. "Quand il jouait d'un instrument Jack était la musique" aime à dire Catherine TREESE. Jack le discret, qui est toujours resté étonné et émerveillé qu'il y ait tant de spectateurs présents à ses concerts, et rentré dans la légende des artistes de la tradition même si nombre de ses compositions était plutôt de factures classiques. Pendant longtemps, le vieil adage "Nul n'est prophète en son pays" a marqué la carrière francophone de ce remarquable artiste né dans le Middle West. Espérons que ce site qui lui est dédié permettra au cercle des admirateurs de Jack TREESE de s'élargir au-delà des océans. © Christian VERROUIL www.friendship-first.com Que soient ici remerciés Catherine TREESE-DAQUIN et son fils Carl qui m'ont accompagnés amicalement tout le long de la préparation la création du site Jack. Visitez le site de Catherine, consacré à Jack et égalemnt à ses amis artistes: http://treese.compositeur.net

Cart  

(empty)

FRAIS DE PORT OFFERTS
à partir de 65€

Artiste du mois

ALLWRIGHT Graeme

© Photo Christian Verrouil PRÉSENTATION: L'apport artistique de mon ami néo-zélandais Graeme ALLWRIGHT, ici en France, où il s'est établi depuis près de 50 ans est considérable. On lui doit de remarquables adaptations françaises d'auteurs majeurs de la chanson Folk américaine comme Woody GUTHRIE, Leonard COHEN, Tom PAXTON, Pete SEEGER... Humaniste profondément épris de justice et de compassion pour les plus ... En savoir plus

New products

No new product at this time