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BECAUD Gilbert 13 produits

BECAUD Gilbert
PRÉSENTATION:

Il ne faudrait tout de même pas oublier que Monsieur Gilbert BÉCAUD est le responsable de la deuxième révolution dans la chanson française (15 ans après la révolution TRENET) et que par conséquent l’oubli dans lequel il est tenu actuellement est proprement scandaleux. Car BÉCAUD, c’est tout de même environ 350 chansons dont plusieurs dizaines sont remarquables, mais aussi une cantate et un opéra, signes que le monsieur était un vrai compositeur et non pas seulement un mélodiste.
Le petit François-Gilbert SILLY est né le 24 octobre 1927 à Toulon. Ses parents sont Louis BÉCAUD et Léonie JARDIN épouse SILLY, qui a déjà eu deux enfants, Jean et Odette, avec monsieur SILLY. Enfance « pauvre mais gaie » dira-t-il, dans un milieu modeste mais chaleureux.
La famille s’installe à Nice rue Verdi – signe ? - où le papa est employé comme maître d’hôtel et contrôleur des jeux au Casino. Selon la légende, le jeune François-Gilbert écoute l’oreille collée au plancher les répétitions de l’orchestre du Casino et la moindre fausse note lui donne des convulsions.
Papa le verrait bien dans l’hôtellerie mais maman, fascinée par ses dons pour la musique, veut le pousser dans cette voie. Lorsqu’il a 12 ans, elle l’inscrit donc au Conservatoire de Nice où il étudie la composition, l’harmonie et le contrepoint. Il se montre très doué bien que ne travaillant pas avec des méthodes très orthodoxes. Il n’obtiendra d’ailleurs jamais le moindre prix.
Malgré la guerre, sa mère l’emmène à Paris en 1942, espérant y trouver les meilleurs professeurs. Devant le prix des leçons de piano, Gilbert doit se résoudre à travailler. Il est groom à l’hôtel de Noailles, rue de la Michodière. Et le soir, il compose inlassablement. C’est la période où il est « nègre » : il compose d’obscures musiques de films, il réécrit des arrangements pour des compositeurs trop pressés… Mais la musique commence à lui rapporter un peu de monnaie.
La guerre finie, c’est dans un bar d’Auteuil fréquenté par les turfistes qu’il tient le piano, en remplacement d’un certain Jacques DATIN. Il y rencontre des personnalités de la chanson, dont Maurice VIDALIN. Ils sympathisent et écrivent ensemble des chansons qui ne seront jamais enregistrées et une qui le sera tout de même par André CLAVEAU, Couventine.
L’année suivante, il est au Central de la chanson, faubourg Montmartre : il y voit Pierre DELANOË qui chante, accompagné au piano par son beau-frère Frank GÉRALD. DELANOË et SILLY se rencontrent à nouveau chez Marie BIZET, que Gilbert accompagne. C’est à ce moment que Gilbert décidera d’adopter le nom de son père.
Dès lors, le tandem DELANOË-BÉCAUD se met à écrire et propose ses chansons aux vedettes : Le grand sympathique à Marie BIZET, M’sieur Gaston à ANDREX, Cartes postales à Yves MONTAND, A midi sur les Champs-Elysées à Jacques PILLS. Celui-ci, impressionné, engage le pianiste pour l’accompagner aux Etats-Unis et en Amérique du sud. A leur retour, ils proposent à Edith PIAF la chanson qu’ils viennent de composer, Je t’ai dans la peau. Et PIAF écrit à PILLS qu’elle va épouser, Ca gueule, ça madame, sur une musique de BÉCAUD. Chez PIAF, BÉCAUD fait la connaissance d’AzZNAVOUR. Jolie collaboration qui va donner naissance à Viens, Méké-méké, Donne-moi, Je veux te dire adieu, La ville, C’est merveilleux l’amour…
C’est PIAF qui arrange à BÉCAUD un rendez-vous avec Louis AMADE, le directeur de cabinet du Préfet de Seine-et-Oise. Ces deux personnalités, que tout semblerait opposer, se plaisent et AMADE présente à BÉCAUD un texte intitulé « Croix des hommes », texte jugé trop poétique par ceux à qui il l’a déjà présenté. BÉCAUD repart avec le texte et en fait Les croix. L’auteur est enchanté du résultat : il a trouvé l’interprète de ses vers.
BÉCAUD a désormais trois auteurs : DELANOË, AZNAVOUR et AMADE. Sa première prestation scénique a lieu au Trianon-palace de Versailles, pour le dîner annuel du Rotary-club. C’est une ovation et dans la salle il y a le directeur du grand hôtel Le Noailles de Versailles qui l’engage illico pour la soirée du réveillon. Tout va bien pour BÉCAUD puisque il vient d’épouser quelques mois plus tôt Monique, qui est enceinte.
En janvier 53, il se produit dans plusieurs cabarets parisiens et il enregistre son premier disque : directement un 33 tours 25 cm avec Donne-moi, Les croix, Viens, C’était mon copain, Mé qué mé qué, Quand tu danses… Pendant l’enregistrement est né son premier fils, Gaya.
En 54, l’Olympia, redevenu depuis longtemps simple cinéma de quartier, rouvre ses portes comme music-hall. C’est Lucienne DELYLE, accompagnée de son époux Aimé BARELLI, qui est la vedette du premier programme. Le jeune BÉCAUD, en lever de rideau, est très remarqué avec Mes mains, Les croix, Mé qué mé qué, La balade des baladins et Quand tu danses.
Il y revient l’année suivante et déjà en vedette. C’est cette fois-là qu’on cassera quelques fauteuils (inutile de se battre sur le nombre) : la légende BÉCAUD est en marche, quelques années avant les rockers.
Les disques de BÉCAUD se succèdent : 33 tours 25 cm, super 45 tours et 78 tours encore pour quelque temps. Et les Olympia désormais à raison d’un passage chaque année ou presque, pour trois semaines. Celui de 55 donnera lieu à un disque enregistré en public, pas courant pour l’époque.
L’année 56 est bien remplie : Alors raconte (paroles du Compagnon Jean BROUSSOLLE), La fabuleuse Corrida, et le Pianiste de Varsovie pour ceux qui douteraient encore des talents de compositeur de BÉCAUD. Et puis ses débuts au cinéma dans Le pays d’où je viens de Marcel CARNÉ.
Il récidive au cinéma l’année suivante avec Casino de Paris d’André HUNEBELLE avec pour partenaire Caterina VALENTE. Du côté chansons, c’est Salut les copains, Les marchés de Provence, Il fait des bonds et La ville. Et côté bébés, c’est la naissance de son deuxième fils, Philippe dit Pilou (hé !).
- 1958 : C’est merveilleux l’amour – Alleluïa – Viens danser – Les amours de décembre – Le mur – Croquemitoufle -
- 1959 : Le rideau rouge – La marche de Babette – Marie Marie – Pilou Pilou hé ! – L’enterrement de Cornelius – Ah ! Si j’avais des sous –
- 1960 : L’absent – Tête de bois – C’était moi –
- 1961 : Surprise ! Bécaud nous propose une cantate : L’enfant à l’étoile. Elle a été créée le 14 décembre à l’église Saint-Germain l’Auxerrois. Mais des chansons aussi : Martin – Cavaliers du grand retour – Et maintenant –
BÉCAUD va traverser la période yé-yé sans encombre. Après tout, il y a longtemps qu’il chante les copains.
- 1962 : La grosse noce – Le bateau blanc - Et tandis que L’enfant à l’étoile est jouée à nouveau le 6 janvier au Palais de Chaillot, BÉCAUD avec ses paroliers habituels, met la dernière note à son opéra, commencé depuis plusieurs années. L’opéra d’Aran connaît 100 représentations au Théâtre des Champs-Elysées. Pas mal pour un vulgaire artiste de variétés.
- 1963 : Dimanche à Orly – Quand Jules est au violon – Les tantes Jeanne –
- 1964 : Nathalie – L’orange – Rosy and John – T’es venu de loin –
- 1965 : La vie de garçon – Quand le spectacle est terminé – Tu le regretteras (dédié à De Gaulle) – Quand il est mort le poète – Les jours meilleurs –
- 1966 – Le petit oiseau de toutes les couleurs – Seul sur son étoile – Mademoiselle Lise – Mes hommes à moi –
- 1967 : L’important c’est la rose – Les petites mad’maselles – Qu’est-ce que tu attends ? – Je reviens te chercher –
- 1968 : Les cerisiers sont blancs – Au magasin d’antiquités –
Cette année-là, le super 45 tours amorce sa disparition et les chansons de Gilbert paraîtront désormais en simple. A moins que, comme pour 69, il enregistre tout un 30 cm !
1969 : Mr Winter go home – Mon grand-père le militaire – Les créatures de rêve –
1970 : Charlie, t’iras pas au paradis – La vente aux enchères –
1971 : La maison sous les arbres – La Chine –
1972 : Chante – Le spectacle continue – Un peu d’amour et d’amitié -
A partir de cette date, on entendra beaucoup moins BÉCAUD sur les radios, ce qui ne l’empêchera pas de chanter d’excellentes choses. En 1972, on édite une « intégrale » composée de 6 volumes triples qui a l’intérêt de renfermer des chansons jamais parues : Terre nouvelle, Pour l’amour du ciel, Adieu bonjour, Les cocottes en papier, Dégonflé, De l’autre côté de la rivière…
- 1973 : L’addition s’il vous plaît – Moi, quand je serai guéri -
Cette année-là, on diagnostique un début de cancer de la gorge.
- 1974 : Il y a des moments si merveilleux – Félicitations - Il est intronisé Chevalier de la légion d’honneur sur la scène de l’Olympia par Louis AMADE.
- 1975 : Le dernier homme – Un homme heureux – La première cathédrale – Et un double disque à l’Olympia avec une énergie qui ne le classe pas encore parmi les croulants !
- 1976 : Encore un 30 cm avec : Le Rhône – La légende de l’eskimo et du mimosa – Monsieur Cousteau – Les Caraïbes –
- 1977 : Bécaud a 50 ans ! - L’indifférence – On a besoin d’un idéal –
- 1978 : C’est en septembre – L’un d’entre eux inventa la mort – Les bandes chansonnées – Le train de la vie –
- 1979 : il réenregistre Au revoir, pour saluer la disparition de Bruno COQUATRIX. Puis il décide d’aller s’installer définitivement dans sa ferme du Poitou.
1980 : encore un 30 cm avec Moi je veux chanter – Le pommier à pommes – So far away from Courbevoie – Et un autre à l’Olympia avec des inédits tels que Y’a pas d’lapin dans mon chapeau -
1981 : toujours du 30 cm avec L’amour est mort – Je me fous de la fin du monde –
1982 : il écrit Madame Roza, adaptation musicale de La vie devant soi d’Emile AJAR/Romain GARY. Pas de disque cette année-là. Ce qui ne l’empêche pas de donner une soirée à l’Olympia pour la lutte contre le cancer. C’est dans les librairies qu’on trouve BÉCAUD avec un livre de Louis AMADE : Et ce sera ta passion de vivre.
1983 : juste deux 45 tours simples, l’un avec Désirée, histoire de sacrifier à la mode disco. L’autre avec La fille de Nathalie et Desperado, enfin du grand BÉCAUD. Et le dernier soir de l’Olympia, BÉCAUD offre le champagne à son public, pour arroser sa médaille de Commandeur de la légion d’honneur remise le jour même par Jack LANG.
1984 : Madame Roza attend toujours d’être jouée (tracasseries administratives) tandis que l’Opéra d’Aran, lui, est joué en Belgique. Le 30 cm de cette année-là propose plein de bonnes choses : Les âmes en-allées, L’archange du Golf Drouot, Little red boy, Mustapha Dupont…
1985 : cette fois, il est nommé Officier de la légion d’honneur ! Et juste un petit 45 tours simple.
1986 : Pas de disque cette année-là. Disparition de son frère Jean puis de Maurice VIDALIN. Heureusement, Madame Roza fait un triomphe à Baltimore !
1987 : pour ses soixante ans, BÉCAUD s’offre un nouveau 30 cm dont rien ne bouleversera nos oreilles : textes trop faibles, son des années 80…
1988 : on sort une prétendue « Intégrale » à laquelle il ne manque que 130 titres environ ! Mais la performance de l’année, c’est deux spectacles en alternance à l’Olympia, le rouge et le bleu.
1989 : l’événement important de l’année, BÉCAUD quitte Pathé-Marconi pour Ariola-BMG.
Il sort aussitôt un nouveau 30 cm avec Fais-moi signe, Avec 20 ans de moins.
Avec les années 90, plus de microsillons mais des CD. Ca commence par l’Olympia 91 où il est en très grande forme, durant trois semaines. Mais l’année bien commencée se termine par la disparition de sa première fan, sa maman, âgée de presque 101 printemps et par celle de Louis AMADE. Que fait Pathé-Marconi sans BÉCAUD pendant ce temps? Des compilations évidemment.
Le Cd de 1993 est une curiosité en quelque sorte : un disque-concept qui retrace toute sa vie et sa carrière, en chansons (Quand t’es petit dans le midi, L’Olympia, il est à moi…).
L’année 94 se passe sur les routes d’Europe, avec final en apothéose à Vienne où il chante dans son opéra d’Aran !
En 95, BÉCAUD est davantage présent en librairie qu’en bacs. D’abord, le livre de poche publie les textes (mais non ! pas tous) de ses chansons. Ensuite, Bernard RÉVAL publie – enfin – une vraie biographie de BÉCAUD, L’homme à la cravate à pois.
- 1996 : un nouveau CD, tout à fait honorable avec Les enfants aux cheveux blancs, De only you à et maintenant, L’Amérique m’a fait cocu…
- 1997 : L’Olympia démoli a été reconstruit à l’identique quelques mètres plus loin. On pouvait tout craindre, on est rassurés. Et devinez qui fait la réouverture ? BÉCAUD a 70 ans et un cancer. Et le spectacle donne lieu à un double CD.
En 98, BÉCAUD va chanter au Canada et son cancer semble s’estomper. Tandis qu’on représente son opéra à Tours.
Le CD de 99, pourtant un très bon cru, sera malheureusement le dernier. Son auteur fait encore partout où il chante salle comble.
Et l’an 2001 continue sur le même rythme tandis qu’il commence à enregistrer un nouveau CD. Celui-ci, inachevé, sortira néanmoins en 2002 avec du remplissage : quelques anciennes chansons, peu usées, deux chansons de Madame Roza interprétées par Annie CORDY, et tout de même trois inédits.
Les 100 000 volts s’éteignent le 18 décembre 2001, sur la péniche que BÉCAUD habitait avec sa femme et leur fille adoptée, à Boulogne.
Après les funérailles à La Madeleine le 21 décembre, on passe devant l’Olympia pour se rendre au Père Lachaise.
A présent, on attend toujours une vraie intégrale.

© Jean-Paul CHEVALLEY
www.friendship-first.com
www.revue-vinyl.com

(Note de l'auteur) Pour plus de précisions sur Monsieur 100 000 volts, on peut commander – avec profit – le numéro hors-série de VINYL

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